Chers et chères,

Comme je vous l'avais promis la semaine passée
Voici l'instant d'un moment, le temps de mots plus légers
Veuillez tout d'abord m'excuser si mes rimes n'ont pas 12 pieds
Mais sachez que cette tradition est un peu dépassée

Je souhaite mettre à l'honneur de cette prose
Le retour tant attendu de notre bel été
Et avec lui, le travail de nos maraîchers*
Car entre nous, il en faut une bonne dose!

Alors que nous savourons le soleil
Assis-e sur une terrasse, un verre à la main
Il ne faut pas sous-estimer le travail du soir au matin
Qu'accomplissent nos artisanes avec merveille

Qu'on me comprenne correctement:
Loin de moi l'idée de souscrire à la culpabilité
Il s'agit plutôt de reconnaitre la réalité
celle d'un travail bien fait et comment!

Il est d'ailleurs regrettable qu'on oppose
Sans la moindre gêne, agricultrices et citadins
Car il serait bien plus malin et c'est certain
D'y voir une complémentarité qui lie et non qui sclérose

Car si l'été est la plus belle des saisons
Il serait trop dommage d'être seul-e à en profiter
Alors laissons le soin aux corbeaux de jacasser
Et allons saluer notre soleil jusqu'au temps des moissons!

A tout à l'heure et d'ici là, n'oubliez pas la crème solaire!

Simon